Sonia a le don de faire vivre un paquet d’émotions à ses personnages (pauvres eux !), tout comme à ses lecteurs. J’ai d’ailleurs été fâchée pendant quelque temps : je ne pouvais pas croire la direction que l’auteure avait prise avec un de ses personnages ! Je n’en dis pas plus afin de ne rien divulgâcher, mais vous pouvez être certains de ne pas rester indifférents tout au long de votre lecture.
Les personnages sont pour la plupart attachants et c’est plaisant de les retrouver ou de les découvrir. Naturellement, certains sont détestables, mais apportent une touche de piquant au récit !
Sonia reprend certaines scènes du premier tome, mais du point de vue d’un personnage différent. Je dois admettre que j’étais méfiante du résultat. Eh bien, j’ai été grandement surprise ! Non seulement ces passages retravaillés jettent un regard nouveau sur un événement auquel nous avons déjà assisté, mais nous n’avons aucunement l’impression de relire la même chose.
Encore une fois, j’ai aimé l’environnement et l’époque dans lesquels évoluaient les personnages et je recommande fortement cette série à tous les amateurs du genre !
par Cocomilady - Des livres, des images et des mots
Le 8 juin 2023
Mon avis :
Une romance historique épique sur les rives du Saint Laurent.
Comme toujours, Sonia Alain a le don de nous faire rêver avec de belles histoires d’amour, tout en nous contant les anecdotes qui ont rythmé le développement du Québec.
On suit cette fois deux familles voisines, les McNeill et les Beaupré, et plus particulièrement la belle Aimeline Beaupré, qui vient de fêter ses dix-huit et qui rêve en secret de devenir la femme de son amour de jeunesse, Darren McNeill.
Mais c’était sans compter l’ambition du jeune homme, pour qui s’installer et fonder une famille n’est pas à l’ordre du jour. La première guerre débute en Europe, et lui ne veut pas rester dans cette petite ville sans prétention. Il veut faire carrière, faire honneur à sa famille. Et c’est pour ça qu’il combat de toutes ses forces l’attirance difficilement contrôlable qui le ramène inéluctablement se noyer dans les beaux yeux de la jeune et tendre beauté. Sa décision est prise, il partira tout de même pour plusieurs années.
Mais la jeune femme est bien décidée à attendre celui qu’elle aime depuis toujours, peu importe le temps que cela prendra, et ce malgré tous les drames qui vont s’abattre sur elle et les siens.
L’amour sera-t-il plus fort que la raison ? Le destin réunira-t-il ces deux âmes sœurs à nouveau ?
C’est ce que vous découvrirez en lisant ce roman. Et si vous êtes friands de faits historiques, car l’auteure fait toujours un gros travail de recherche afin de poser ses histoires au plus proche du réel, vous serez encore plus enthousiasmés par cette histoire.
L’écriture est fluide, agréable, on ne voit pas le temps passer et on s’attache facilement aux personnages.
D’autre part, j’ai trouvé très agréable de revenir dans le temps avec une romance d’amour courtois au romantisme exacerbé, surtout à notre époque où le vulgaire et le sexe décomplexé et sans limites nous inondent jusqu’à l’écœurement.
Alors un autre grand merci pour cela également !
Quant aux rebondissements pour nous maintenir toujours en haleine, on peut dire qu’ils ne manquent pas. On tremble pour Aimeline, on se révolte, on pleure avec elle, on vibre de colère, on a peur, mais surtout on aime.
Et c’est donc avec un plaisir non dissimulé que j’ai refermé les pages de ce roman avec une grande hâte de me plonger dans le suivant « La promise du viking ».
Il s'agit d'une lecture perso que j'ai lu début décembre et je ne sais pas pourquoi j'ai attendu pour écrire ma chronique, comme pour celle du tome suivant. Bref, me voici avec un coup de cœur pour ce premier volet de cette duologie en pleine Terreur Française. Enfin le début, nous sommes en France et la Grande Terreur est bien en place. Les Nobles se font massacrer les uns après les autres et il leur faut fuir rapidement, tous autant qu'ils sont. Si certaines familles sont malheureusement bonnes avec leurs employés, cela ne suffit pas et seule la fuite est capable de les sauver. C'est le cas de la famille Grandmaison qui doit échapper à ses assaillants. Bertrand le père est odieux, ne pense qu'à récupérer le plus de possessions possible, mais il emmène malgré tout avec lui sa femme et ses enfants. Si vous saviez pourquoi, cela va vie vous faire déchanter. Albéric est virulent vis-à-vis de son père parce que ce dernier est tout sauf un homme bon, surtout qu'il a décidé de "vendre" sa fille ainée au plus offrant qui n'est autre qu'un homme exécrable. Albéric est protecteur envers ses frères et sœurs, ainsi que leur mère, mais si le père avait pu être oublié sur les quais du port, j'en aurais été très heureuse. Pourtant ce n'est pas faute au fils ainé d'avoir assommé le père pour l'embarquer dans les valises. Bref, notre famille se voit échapper de peu au sort funeste de la plupart des nobles de l'époque et se retrouvent avec d'autres familles sur le bateau de marchandises du Capitaine Antoine de Savoie qui aura pas mal de rôles à jouer dans cette duologie.
Albéric, Anne-Françoise, Philomène et Joseph sont les "enfants" de cette famille que nous découvrons un peu plus à chaque page tournée. Bertrand le père, Jeanne la mère et Hubert l'homme à tout faire doivent totalement changer de vie. En partant pour l'île d'Orléans, ils ont tout quitté et doivent recommencer à zéro. Si pour Philomène et Joseph, les plus jeunes, c'est facile, pour Anne-Françoise c'est plus compliquée. Son éducation de jeune femme à marier est véritablement dans l'optique d'être une dame. Mais pour survivre à leurs besoins, elle va évoluer et modifier son comportement. Être hautaine n'est pas forcément dans ses gênes, disons que sa manière d'être est précieuse, mais pour autant elle a un cœur bon et veut bien faire. Apprendre à faire des confitures, du jardin, du pain sont des priorités dans leur nouvelles vies, car les hivers sont rudes. Et qui parle d'hiver, il faut penser à se chauffer également. Albéric prend son envol, il est souvent absent dans ce tome et nous en savons déjà avec des éléments disposés un peu partout dans le récit, et encore plus dans le second. Quant à Jeanne, la mère, elle va devoir se "salir" les mains, mais cela ne la rebute pas. J'aurai adoré en savoir plus sur elle et sa propre famille, car elle tient très bien les rênes de celle qu'elle a crée et son caractère, face à son mari est, je ne dirais pas parfait, mais j'ai adoré la façon de lui tenir tête à ce bourricot. Il n'y a pas d'autres mots pour un homme capable de vendre sa famille pour des terres, de la puissance, des titres de propriétés, bref pour tout et rien. Hubert est un personnage que j'ai beaucoup apprécié, qui connait sa propre valeur et celles de ceux dont il sert (on peut enlever le père dans le lot bien entendu).
Une nouvelle vie, dans des lieux où la noblesse est mal vu et nous allons la prendre de plein fouet. Sans même chercher à les connaître, cette famille va subir quelques outrages de l'époque et cela aurait pu continuer longtemps si la famille Lebrun n'avait pas mis leurs nez dans cette affaire. Un certain Gauvin qui a déjà un passé compliqué, une maman qui est adorable et n'hésite pas à prendre soin des siens et des autres sans compter qu'elle pousse pas mal dans un certain sens. Une femme que j'adore et qui va se lier d'amitié avec Jeanne. Les complicités qui vont se créer entre leurs enfants en bas âge et la mère d'Anne-Françoise font très plaisir à voir. Ils arrivent à voir au-delà de l'apparence et savent se souder les uns envers les autres. Une histoire qui aurait déjà pu être simple, des familles qui doivent disparaitre de la France (nous suivons également celle des de Ferrand sur le bateau et nous les entrevoyons par endroit), recommencer à zéro dans un nouveau pays, avec de nouvelles lois, des problèmes en vue, un statut différent, du travail à profusion, des sentiments naissants. Oui, mais voila, avec Sonia, rien n'est aussi simple (oui je sais déjà c'était complexe ce que je vous offrais). Nous avons le père qui est au abonné absent pour bien des raisons, tout comme Albéric, la présence de Gauvin Lebrun qui titille quelque peu, la société qui commence à penser que les nobles français n'ont rien à faire cela et devrait peut-être les pourchasser aussi, la révolution française commence à faire bouger les choses partout dans le monde, sans oublier que pleurnicheur de Ludovic Clifford de mes... bref, arrive à tenir le cap. Méchanceté, trahison, faux-semblants, la vie si simple que Jeanne aurait voulu pour ses enfants est devenue difficile.
Un tome où il est impossible de se dire que tout est calme. Entre les poursuites meurtrières du départ, les divers rebondissements de la part du passé des personnages, de leur ressenti, de leur vécu, de leur présent et de cet hypothétique avenir de se retrouver entre les pattes d'un fou... C'est tout bonnement renversant ! Le suspense est au rendez-vous et il ne faut pas s'attendre à un long fleuve tranquille, loin de là. Je crois avoir lu tous les livres de Sonia et aucun n'est calme. c'est ce que j'aime dans sa plume, elle est incisive par moment, tout en rondeur à d'autres, apportant un nouveau souffle, de la fluidité, du charme et surtout elle cherche toujours à se rapprocher au plus près des faits réels. Bien entendu, lorsqu'elle dévie, ils sont indiqués en fin de livre, vous ne pouvez pas les louper. Partir de l'Histoire avec un grand H et se retrouver sur une famille qui va tout changer. Je ne parle pas de changer le monde, mais changer sa vie, celle de faire un reset, de recommencer à zéro et de montrer ce dont les Hommes et Femmes de bonnes volontés sont capables de faire : Travailler, ouvrir leurs bras, devenir quelqu'un d'autres et de meilleurs pour la plupart d'entre eux, ouvrir leur cœur. Bien entendu, les rebondissements ne sont pas tous bienvenus, ça je peux vous le garantir, Sonia sait ce que j'ai pensé à chaque fois et heureusement j'évite les gros mots. Tout s'enchaîne, entre les mauvaises nouvelles, les fermetures de portes, le froid qui s'installe, les mesquineries... Les cadeaux de Noël ont intérêt a vraiment être beaux ! C'est aussi des moments où Anne-Françoise ainsi que sa famille vont apprendre les choses simples de la vie. C'est amusant et émouvant de tous les voir évoluer d'une certaine manière, plus ou moins rapidement à leur environnement.
Gauvin et sa famille sont des gens bien, plein de bonnes volontés, protecteurs envers eux-même. Les regards, les soupirs, les renfrognements, les batailles diverses, un mariage qui pourrait être forcé, des disparitions, des feux déclenchés, des coups de feu et la peur de perdre un être cher. Tout cela n'est que le haut de l'iceberg ! L'aventure dans laquelle nos personnages et donc nos principaux Gauvin et Anne-Françoise est compliquée. Eh oui, une fois de plus ! Entre leur différence de rang, le fait que Gauvin est un homme, bourru de surcroit, travailleur, n'ayant pas peur de se salir les mains, parlant souvent trop fort au caractère trempé, vivant au village depuis... si longtemps et son passé qui le hante sans cesse... Et puis Anne-Françoise qui est une fleur délicate, fragile, douce, mais démontrant un caractère de feu par endroit, réussissant à se sacrifier à plusieurs reprises pour sa famille. De nombreux bâtons dans les roues, de nombreuses embûches pour les imaginer peut-être un jour dans un bel avenir. Mais avant tout cela, il va falloir surmonter de sacrés obstacles et la première sera sa propre peur. Nous ressentons toutes les émotions, tous les sentiments fortement aussi bien avec eux deux qu'avec les autres personnages. La fuite, le fait de changer de vie va leur donner des aperçus et surtout leur apprendre à ce qu'il faut faire et ne pas faire. Un apprentissage dur, mais nécessaire et de surcroit, il démontre également la capacité de chacun à s'adapter aussi bien aux gens qu'au climat.
En conclusion, un premier tome qui a été un coup de cœur monumental. Une histoire de famille qui doit tout quitter, faire des choix les forçant à se séparer par moment pour assurer le mieux aux plus jeunes. Une histoire qui aurait pu arriver à n'importe quelle famille de noble à cette époque où la vie n'était plus aussi précieuse pour le peuple. Le côté historique est admirablement bien fourni et la romance prend sa place, certes, mais les personnages n'ont pas de gestes qui ne vont pas en adéquation avec le récit. Des personnages qui évoluent en se collant le plus possible à la réalité. C'est une plume envoutante et entraînante que j'ai eu entre les mains. Du début à la fin, nous avons le cœur qui palpite, les mots prêts à sortir d'entre les lèvres pour râler (hum en fait ils sont sortis chez moi) et une fin digne de ce nom ! J'adore quand un plan se déroule sans accroc et vous me connaissez à force, je vous recommande de découvrir ce titre avec un immense plaisir.
Je viens de finir « Le petit chaperon rouge » de Sonia Alain, version écrite pour “Les contes interdits” des éditions Contre-Dires. Une sacrée découverte!
Wow quelle découverte! Tout d’abord, j’adore l’idée de cette série de contes interdits! Comment moderniser (et légèrement adapter 🤪) les gentils contes de notre enfance! C’est clair que cette version est interdite aux moins de 18 ans! Et aux âmes sensibles…
Sonia Alain a remarquablement adapté ce conte pour en faire une version actuelle, sombre et crue. On est réellement happé dans l’histoire et on n’en connaît pas la fin même si on connaissait le conte! Ici la grand-mère est loin d’être tout à fait inoffensive, sans parler du petit chaperon rouge…, et le loup est un allié de taille!
Une vraie découverte qui donne envie de découvrir les autres contes interdits! Et quel bonheur de découvrir de nouveaux auteurs via cette série noire!
Ce fut pour moi un plaisir de pouvoir lire la suite de cette merveilleuse duologie. Je dois avouer que j’ai pris mon temps pour faire cette lecture, non pas parce qu’elle me déplaisait, bien au contraire. Je ne voulais surtout pas quitter ces personnages auxquels je m’étais attaché.
Au début de notre lecture, nous avons la chance de retrouver les personnages connus dans le tome 1 et de savoir où ils en sont rendus dans leur cheminement, de même que durant un moment, on se retrouve lors de certains événements qui se sont déroulés durant l’histoire d’Aimeline. C’est un point que j’apprécie beaucoup quand je lis une suite, j’aime que l’auteur fasse une rétrospective et nous démontre que l’histoire ne s’est pas terminée lorsque nous avons fermé notre livre, au contraire elle s’est poursuivie.
La force de Sonia est sans aucun doute sa façon de bien nous situer dans le temps et de nous guider lors de notre lecture nous permettant d’identifier de quels antagonistes, il est question.
En ce qui concerne Esther, la protagoniste. Je l'ai bien aimée, je pourrais presque dire que je me suis reconnue en elle à quelques reprises. Une petite femme forte, courageuse avec une détermination hors pair, sans oublier sa force de caractère et son besoin de vouloir toujours aider ses proches. Malgré l’époque où se déroule l’histoire, elle n'aura aucune hésitation à foncer afin d’attendre son but, celui de trouver Eliot qui a malheureusement “disparu” sur le champ de bataille. Parviendra-t-elle à retrouver l’homme qui fait battre son cœur depuis tant d’années? S’il n’était plus le même, l’aimerait-elle toujours?
Je pourrais continuer encore longtemps à rédiger mon appréciation, mais je finirais par dévoiler des parties importantes de l’histoires. Alors, je préfère vous conseiller fortement de vous procurer ces deux merveilleux livres. Laissez-vous transporter par le plume de Sonia Alain, qui je suis certaine sera vous plaire.
Par Isabelle Dupuis, du blogue isa.auteure.bookaddict.dupuis
Le 21 septembre 2023
Wow, quelle épopée merveilleuse avec les Vikings de l'auteure!
C'est le premier roman de Sonia Alain que je lis (libre à vous de me lancer des tomates pour mon retard hahaha) et je regrette de ne pas l'avoir lu avant.
Sa plume est délicieuse à lire, franche et ses descriptions sont limpides. J'ai adoré cette lecture.
Pour avoir écouté la série Vikings, disponible sur Netflix, l'univers imaginé par Sonia Alain en est un bon complémentaire. Nul doute que la suite, car une suite à La Promise du Viking a été annoncée - se concentrant sur Frodi, le petit frère de Gunnvar -, se retrouvera direct dans ma PAL à sa sortie. Pas de pression Sonia!
Aasa est un personnage féminin déterminée, au caractère bien trempé, dotée d'une sensibilité qui, au début, est difficile à percevoir. Derrière ses airs de dure se cache une jeune femme courageuse, humble, tellement humaine et inspirante. Après toutes les épreuves qu'elle a traversé, je referme le roman de son histoire en lui volant sa force de vivre. Vous devez lire La Promise du Viking. Si vous avez aimé la série Vikings, vous serez plus que comblé avec ce roman de Sonia Alain.
Les détails, le vocabulaire, les personnages, l'atmosphère m'ont chaviré et je n'ai pas vu venir le plot twist. À dire vrai, à la fin de ma lecture, je me suis dit: Ah ben oui, pourquoi moi non plus je n'ai pas creusé plus loin?
Les points de vue externes se mélangent et s'agacent au fil des pages, nous donnant une perspective globale et alléchante à tous les niveaux.
Bon sang, j'ai tellement aimé le livre que je voudrai le lire pour la première fois de nouveau en ce moment!!
Et on en parle de Gunnvar? J'ai chaud juste à penser à lui (pas que pour son physique, hein!). Pour moi, il est un gros nounours au cœur d'or avec un caractère bien à son image. Je l'aime!!!
Bref, comme j'aime le dire dans mes appréciations littéraires, garochez-vous dessus!!
Un roman historique dont l'action se déroule sur l'île d'Orléans, mais qui a comme prémice la Révolution française...
J'attendais impatiemment le bon moment pour lire ce roman et ces premières magnifiques journées de septembre me paraissaient le cadre idéal.
Faisant partie de la haute société, Anne-Françoise de Grandmaison et sa famille doivent fuir pour rester en vie et l'endroit le plus sûr pour eux se trouve de l'autre côté de l'océan en Amérique.
Le voyage ne sera pas une longue traversée tranquille et Anne-Françoise devra composer avec certains spectres de son ancienne vie en France qui la poursuivront jusqu'à l'île d'Orléans, là où la famille a décidé de s'installer.
L'adaptation à cette nouvelle vie se fera aux prix de nombreux efforts, mais heureusement la famille pourra compter sur le soutien de certains voisins plus serviables et accueillants que d'autres...
Ce premier tome m'aura fait vivre des montagnes russes d'émotions. J'ai vécu de l'angoisse, de l'admiration, de la tristesse, de la fierté, du soulagement, de la rage et j'ai fini ça dans les larmes... C'est là que réside tout le talent de l'auteure. Grâce à sa plume incroyable, Sonia Alain arrive à nous faire ressentir l'histoire dans toute son intensité.
Je n'ai pas de mots pour dire à quel point j'ai adoré ma lecture !!
Si vous aussi vous souhaitez vous plonger dans une saga historique à couper le souffle, ce roman est pour vous !!
Le second tome est prévu pour le mois de novembre prochain.
Merci à @mariepierre_lit pour la lecture commune... Je sais que je t'ai fait sortir de ta zone avec un roman historique !!
J'ai passé une très belle soirée, hier, à la bibliothèque de Blainville! 🥰 J'y donnais ma conférence sur les Vikings. Une super rencontre avec les abonnés de la bibliothèque!
En 1792, la révolution française a entraîné la fuite des résidents de la France. Le comte Bertrand de Grandmaison s’y oppose, mais son fils Albéric ne lui donne pas le choix. Pour Anne-Françoise, la fille du comte de Grandmaison, c’est la solution pour fuir le mariage arrangé avec Ludovic Clifford que son père lui imposait. L’embarquement au bateau est difficile, la vie de château est maintenant chose du passé. L’arrivée sur terre à l’île d’Orléans ne se passe pas comme prévu.
Le comte Bertrand de Grandmaison a profité de la naïveté d’un vieil insulaire pour l’achat d’une terre et d'une scierie. Les habitants de l’île ayant eu vent de cette transaction manifestent leur mécontentement envers cette famille. Anne-Françoise, ignorant la transaction malhonnête de son père, ne comprend rien à l’attitude des habitants. Heureusement, la famille Lebrun, propriétaire de la chalouperie fait exception à la règle. Ceux-ci vont découvrir qu’Anne-Françoise a des ennuis puisque Ludovic Clifford l’a retracé. Une relation de confiance va s’installer entre Gauvin Lebrun et Anne-Françoise. Deux êtres à l’âme écorchée, victime des imprévus de la vie, vont se lier d'amitié.
Le suspense est toujours présent dans cette histoire, au point ou parfois, je voulais lire trop rapidement pour connaître le déroulement. L’orgueil et la vengeance sont omniprésents, mais l’entraide, la complicité et l’amour sont des éléments qui font de ce roman une pépite d’or. Un roman dont l’aristocratie est à l’honneur, n'est pas nécessairement mon style littéraire, mais celui-ci m'a tenu en haleine du début à la fin.
L’auteure a su bien intégrer divers thèmes afin de créer un amalgame d’émotions agréables à lire. Elle a une plume élégante et divertissante, on remarque le travail de recherche fait pour nous raconter d'une façon intéressante l’histoire de la révolution française.