L’étrangère
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Le froid mordant de janvier nous amène à se replier à l’intérieur. Une couverture, un thé ainsi qu’un bon roman sont des atouts pour recharger notre âme aux défis à venir. Le roman “L’étrangère” de Sonia Alain est un excellent moyen de s’évader. Voyons pourquoi.
Avec un niveau de langage accessible, Sonia Alain n’hésite pas à varier sa prose avec des mots de niveau plus littéraire comme “appétence” ou “abhorrait”. On y fait ainsi connaissance avec Aisha, jeune esclave du harem consacré au pacha de Constantinople, qui croisera une délégation Viking. Bien que reconnu comme rustres, les valeurs dégagées par Frodi, un de ces Vikings terrifiants, lui insufflera l’espoir d’une vie meilleure.
Aisha est prête à tout pour retrouver le goût de la liberté. Même si elle doit profiter de la présence d’un délégué Viking particulièrement attentionné lors de la réception d’accueil de ces invités un peu rustre. Affaiblie par les mauvais traitements des membres influents autour du pacha, elle est présentée à Frodi; personnage secondaire dans le premier tome qui prendra toute sa place dans ce deuxième opus. Il est facile de s’attacher à Aisha tant par sa détermination que sa façon de puiser des forces là où on ne s’y attendait pas.
Au fil des paragraphes, on suit alors un enchaînement d’intrigues bien ficelées entre réalités historiques et le romantisme version Viking. Sans dentelle ni d’artifices. Des émotions fortes sont à prévoir. Car qui dit “Viking” dit passion à l’État pur. La mythologie nordique, aussi puissante que passionnante. C’est ainsi qu’on emboîte le pas de ce groupe de guerriers redoutables dont la route sera impactée par la présence de l’étrangère.
Malgré le nombre impressionnant de personnages, ils sont présentés de façon si bien imbriqué dans le texte qu’on suit facilement le cours des événements. Sans compter la présence intrinsèque des divinités nordiques.
Dans le premier tome, un glossaire à la fin nous aidait à mieux comprendre les mots ou expressions de l’époque Viking. Cette fois, l’autrice utilise des notes en bas de pages. J’ai d’ailleurs apprécié le changement pour sa facilité. Toutefois, il est plus difficile de s’y repérer lorsqu’on recroise le même mot et qu’on ne se souvient plus de sa signification. Néanmoins, ce petit changement ne gâche en rien le plaisir de lire cette œuvre qui dénote une recherche historique incroyable.
En résumé, malgré l’appellation “roman” de cet œuvre, la réalité historique qui transparaît à travers la plume de Sonia Alain est faramineuse. On y trouve d’ailleurs quelques scènes sensuelles qui charmeront autant les hommes que les femmes.
Bonne lecture!