Magazine Metal'Art, par The Wall, Belgique
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Elle est née à Matane au Québec. À l’âge de 12 ans, elle habite pendant quelques mois au Cameroun en Afrique avec ses parents. Elle a obtenu un certificat d’éducation en milieu de garde à l’Université du Québec à Montréal. Certificat en main, elle a été pendant plusieurs années éducatrice dans un Centre de la Petite Enfance, puis chargée de cours au Collège Édouard-Montpetit, et finalement formatrice. Elle est auteure à temps plein, et donne des conférences dans les bibliothèques sur des sujets qui sont en lien avec ses romans. Elle a également été chroniqueuse littéraire.
Qui est Sonia Alain ? Je suis une personne très simple, qui a une imagination débordante. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé lire et écrire. Je suis un peu rêveuse et une inconditionnelle romantique. J’adore voyager, ce qui m’inspire souvent pour mes romans. Je suis très curieuse de nature, et c’est d’ailleurs pour cette raison que j’aime autant faire des recherches dans le cadre de mes histoires. Je suis une fan de films, de séries et de romans. J’écoute également des bandes sonores de films lorsque j’écris. Je suis une personne très sociable, mais qui a également besoin, de temps à autre, de se retrouver au calme chez elle. Je joue beaucoup à des jeux de société avec mon conjoint, j’aime bricoler (artisanat) et faire des Legos. Je suis mère de trois grands enfants et grand-mère également. J’ai une prédilection pour les soupers entre amis ou en famille afin de pouvoir prendre le temps de jaser ensemble.
Quel est votre parcours ? Mon parcours est quelque peu atypique. Déjà adolescente, j’écrivais de petites nouvelles pour le plaisir. Par la suite, j’ai commencé à écrire des articles dans certains magazines en lien avec la petite enfance, puis à faire des chroniques littéraires. J’ai publié mon premier roman en 2009. Cela faisait déjà 5 ans que je travaillais sur le manuscrit. À cette époque, j’avais pris le risque d’envoyer mon manuscrit à plusieurs grandes maisons d’édition en me disant que je risquais le tout pour le tout, et j’ai eu raison. Cependant, j’ignorais alors que je deviendrais un jour une auteure à temps plein. J’ai écrit pour différentes maisons d’édition au cours de mon parcours, mais désormais, je travaille principalement avec Les Éditeurs réunis et les Éditions Coup d’œil (pour mes rééditions). Je me considère comme choyée, car j’ai eu la chance de voir trois de mes séries être rééditées par une seconde maison d’édition (Éditions Coup d’œil) ; “Les gardiens des portes”, “D’amour et de haine” et “La dame de Knox”, ce qui a permis de redonner un second souffle à mes histoires. De plus, les droits de mon roman “Le Petit Chaperon rouge” ont été rachetés par les Éditions Contre-Dires en France, ce dont je suis très heureuse aussi, car de cette manière, mon roman est vendu en Europe.
Votre bibliographie a des thèmes très diversifiés partant de la série historique au fantastique en passant par l’érotique, la nouvelle ou le noir. Est-ce un choix personnel ou êtes-vous toujours à la recherche du style littéraire qui vous fera le plus vibrer ? J’écris, en effet, dans plusieurs genres littéraires. Il faut savoir qu’à la base, j’écrivais uniquement des romans d’époque et du fantastique, mes deux genres littéraires de prédilection. Ce sont les détours de la vie qui m’ont amené dans les autres genres, ou devrais-je dire, des demandes de différents éditeurs. Pour les romans érotiques, il s’agissait à la base d’une demande de “Les Éditeurs réunis” pour un roman unique “Annabel et Max, adultes consentants”. Il s’est alors avéré que j’aimais aussi écrire dans ce genre littéraire. J’ai donc décidé d’en écrire deux autres. Pour les nouvelles dans les recueils, ce fut à la demande de collègues auteures au Québec et en France. Ce qui n’était pas nécessairement évident, car écrire une petite histoire d’une vingtaine de pages était fort différent d’un roman de plus de 340 pages.
Votre dernière sortie “La promise du Viking” traite d’une guerrière qui échappe à des mercenaires qui veulent la capturer pour se venger de son oncle (un chef important du peuple scandinave). Elle se retrouva malgré elle au Groenland où elle devra affronter son destin. D’où vous vient l’inspiration d’une telle histoire ? J’ai toujours eu un attrait pour tout ce qui touche à l’univers des Vikings. D’ailleurs, j’aime beaucoup la série “Viking”. Pour ce qui est de l’idée d’écrire un roman sur ce sujet, il s’agit de l’initiative de “Les Éditeurs réunis”. Ils avaient déjà publié une série en deux tomes (en 2012 et en 2013) que j’avais écrite et qui se déroulait à l’époque du Moyen Âge. C’est ce qui les a incités à m’approcher pour les Vikings. Lorsqu’ils m’ont contacté à ce sujet, j’ai tout de suite accepté. Pour l’histoire de ce roman, j’avais le goût d’explorer la colonisation du Groenland et d’avoir comme personnage féminin une femme guerrière.
En 2018, vous avez été l’une des premières à participer à l’aventure des contes interdits avec “Le petit chaperon rouge”. Comment vous êtes-vous retrouvée parmi ces auteurs à réécrire les contes classiques en version thrash et actualisée ? Comptez-vous en réécrire un ? En fait, la maison d’édition avait le goût d’avoir des Contes interdits écrits également par des femmes. Toutefois, le délai pour l’écriture était très serré, c’est pourquoi ils m’ont approché. J’ai hésité au début, car j’étais vraiment très loin de ma zone de confort, et de plus, je ne lisais pas de romans dans ce genre. Autre point qui n’était pas évident, c’était que j’avais uniquement 2 mois pour écrire le roman, ce qui était très court. Il fallait aussi suivre certains paramètres spécifiques et il ne devait pas y avoir de romance dans l’histoire, une première pour moi. J’ai pris 24 heures pour réfléchir à la question et j’ai fait quelques recherches sur le Web pour comprendre quels étaient les symboliques associés à cette histoire. Lorsque j’ai pris ma décision, j’ignorais complètement dans quoi je me lançais. L’écriture ne fut pas toujours facile, car je devais plonger dans un univers très dark. Finalement, j’y suis arrivée et j’ai apprécié l’expérience. J’étais très fière d’avoir réussi à écrire cette histoire en si peu de temps. Il est prévu que j’écrive un dérivé dans “L’Univers des contes” avec l’un des personnages de mon Chaperon rouge. À suivre…
Vous avez déclaré faire beaucoup de recherches pour l’écriture de vos romans historiques afin d’intégrer des personnages réels parmi vos personnages fictifs. Com[1]ment procédez-vous pour garder une cohérence en mélangeant le réel et le fictif ? Les personnages principaux de mes romans historiques sont généralement fictifs (à l’exception de deux romans), car cela me permet d’écrire l’histoire que je veux. Toutefois, le contexte est historique et nous retrouvons parfois des personnages réels dans mes histoires. Lorsque j’écris, j’essaie de demeurer le plus fidèle possible aux éléments historiques. Si je dois modifier des dates pour les besoins de mon histoire, je l’indique en note au début du livre. Avant de commencer à écrire, je fais énormément de recherche, ce qui me permet de demeurer cohérente avec les événements réels lorsque j’écris. Je me fais également une ligne du temps pour les événements historiques. Je m’efforce aussi d’écrire en demeurant dans l’esprit de l’époque où se déroule mon roman, de respecter les valeurs, les mentalités, etc. Dans le cas de “Cléopâtre” et “Le bourreau des cœurs”, ce fut un travail beaucoup plus ardu et demandant, car il s’agissait de l’histoire de ces deux personnages historiques. J’ai dû faire énormément de recherche et lire plusieurs biographies sur Cléopâtre et Henri VIII. C’est sans doute ce qui m’a permis de rester le plus fidèle possible aux événements réels.
Étant une auteure canadienne, un passage par l› Europe est relativement difficile compte tenu des mesures sanitaires et du coût financier que cela implique. Mais est-il envisageable de vous voir un jour poser le pied sur le vieux continent pour une séance de dédicace ? Cela fait plusieurs années que mes lecteurs/lectrices attendent ma visite en Europe. Il est certain que j’aimerais beaucoup pouvoir me rendre un jour sur le vieux continent pour les rencontrer et participer à des séances de dédicaces. Peut-être qu’un jour je recevrai une invitation officielle d’un Salon du livre ou d’un événement. Je croise les doigts.
Vous avez certes sorti récemment un livre, mais êtes vous déjà sur un nouveau projet ? Mon dernier roman vient tout juste de sortir (9 novembre). Il s’agit de “La promise du Viking”. Eh oui ! Malgré cette nouvelle sortie, je m’apprête justement à terminer d’écrire le tome 1 d’une nouvelle série dont l’histoire se déroulera au Québec à une époque reculée. Malheureusement, je ne peux en dire davantage, sinon que cette série sera en deux tomes, et que la sortie du tome 1 est prévue pour mai 2023.Par la suite, il me faudra écrire le tome 2. J’ai également une romance contemporaine avec une petite intrigue policière à écrire pour l’automne 2023. Je verrai par la suite.
Je vous remercie pour le temps que vous m’avez accordé. Souhaitez-vous laisser le dernier mot de cette interview ? Écrire a toujours été un rêve pour moi, et je suis très choyée de pouvoir le vivre chaque jour. Surtout, n’hésitez pas à vous accrocher vous aussi à vos rêves ! J’en profite pour remercier les lecteurs/lectrices qui me suivent depuis longtemps dans mon parcours. Sans eux, je ne serais pas là aujourd’hui avec mes romans. Je voulais également vous remercier pour cette interview. C’est très apprécié !
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