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Une chronique sur Le Globe

Publié le par Sonia Alain

Une chronique sur Le Globe

Par Sonia Alain, Le Globe

Le 4 juin 2013

Entrevue : Le petit guide du savoir-vivre de Sandra Paré!

Sandra Paré n’en est pas à ses premières armes en la matière puisqu’elle est également l’auteure de deux livres similaires : « Savoir vivre, c’est facile (pour les filles) » « Savoir vivre, c’est facile (pour les garçons) ».

Savoir vivre au quotidien, c’est facile (petits gestes et bonnes manières)

À l’ère actuelle où tout va trop vite et où la familiarité est de mise partout, il s’avère que certaines valeurs se retrouvent parfois écorchées au passage. Le savoir-vivre est l’une des valeurs qui a perdu de son lustre au fils du temps. Est-ce une bonne chose? Je vous laisse le soin de le découvrir par vous-même…

Il est important de noter que ce guide est avant toute chose un outil de référence pratique qui nous rappelle les règles des bonnes manières. Fait sous forme de courtes histoires emplies d’humour, il se veut léger, et nullement moralisateur.

Mais qu’est-ce que nous entendons par « bonne manière »? En fait, ce terme englobe bien des points, entre autres, le civisme, la politesse, l’étiquette et la bienséance.

Un livre pratique pour le quotidien…

Voici un extrait

Savoir vivre au quotidien, c’est facile : petits gestes et bonnes manières, Sandra Paré, Éditions La Semaine, 2013

« Il est tellement facile de se plaindre du comportement des autres sans se demander si nous sommes nous-mêmes des exemples de savoir-vivre. Peu importe le nom qu’on lui donne, le savoir-vivre englobe tout ce qui nous permet de vivre ensemble. »

Entrevue

Pourquoi des livres sur le savoir-vivre?

C’est mon éducation qui me donne envie de partager mes connaissances, mais aussi parce que je sais ce que c’est que de se sentir mal quand on ne sait pas comment agir. Plus jeune, j’étais mal dans ma peau et ce sont les connaissances à ce niveau qui m’ont permis de me sentir mieux et avoir une carrière enrichissante.

Je trouve que nous faisons bien mauvaise figure de ne pas savoir la base des bonnes manières. Il faut avoir voyagé pour constater la mauvaise réputation qu’ont les Québécois sur ce sujet. On nous regarde de haut, comme si nous ne savions pas tenir une fourchette ou tenir une porte. Malheureusement cela arrive encore!

D’ailleurs, je ne pouvais pas avoir écrit trois livres pour les adolescents sur ce sujet, sans parler à leurs parents. Ce livre c’est la base, rien de moins. Chacun y trouvera sa propre échelle de valeur et tant mieux si quelqu’un en fait la lecture sans y apprendre quelque chose, cela voudra dire que cette personne connait déjà les bases des bonnes manières. Elle trouvera certainement quelqu’un à qui l’offrir, en attendant mon prochain ouvrage qui sera vraiment plus poussé dans le sujet.

Où trouvez-vous toutes ces références?

Dans mon expérience personnelle, ayant été plongée depuis l’âge de 14 ans dans ce milieu. J’ai été à l’emploi d’une famille qui voyageait partout dans le monde et qui m’a enseigné la base de l’étiquette et du protocole. Plus tard, ce sont mes études sur le sujet qui ont guidé ma façon d’organiser des événements et de recevoir des gens importants d’une richesse et d’une culture remarquable.

Quelle est la réaction des gens en général face à ce sujet?

Pas facile! Les gens se sentent attaqués dans leur estime personnelle. Pourtant, il est normal que nous n’ayons pas eu cette éducation. Nous sommes les descendants de gens courageux qui ont développé le Québec en s’entassant à 14 personnes dans une cuisine pour survivre. Seuls les religieux, religieuses ont enseigné les bonnes manières en omettant des aspects primordiaux. Il y a bien des familles plus chanceuses que d’autres qui ont pu enseigner les bonnes manières à leurs descendants. Il est donc normal que 350 ans plus tard, nous soyons encore à la recherche de points de repère.

Le deuxième facteur, est que l’on débute trop tard l’éducation des jeunes sur le sujet. Les adolescents écoutent trop peu leurs parents et ne voient pas en quoi « bien agir » va leur servir. Alors qu’ils cherchent à se dissocier des dogmes de la société, les parents les y entraînent avec bien peu de succès. Voilà pourquoi mes conférences fonctionnent, car je ne suis pas leur mère et qu’ils m’avouent lire mes livres « en cachette » en les empruntant dans une bibliothèque.

Voilà pourquoi dans ce dernier livre, qui s’adresse aux adultes et aussi aux personnes âgées, je raconte des histoires vécues. Je les aie un tantinet romancées, mais tout le contenu de ce livre a été vécu par quelqu’un, sauf une seule des histoires et encore. C’est le livre à laisser traîner sur une table et espérer que quelqu’un le consulte.

Comment abordez-vous ce thème avec votre entourage?

Avec mon entourage, je ne joue pas la carte de madame biiiiienséaaaaance. Je suis moi-même une personne qui oublie de dire merci à l’occasion comme tout le monde. Sauf, que lorsque je fais une erreur, je sais que je l’ai faite, car je connais ce que j’aurais dû faire. Donc oui, je constate les erreurs des autres, autant que les miennes, mais je ne les soulève que rarement. Si quelqu’un me demande quoi faire ou comment agir dans une telle ou telle situation, je me fais un plaisir de l’informer.

Quand on sait comment agir dans la vie, on ne passe pas sa vie à s’excuser et on avance en regardant malheureusement plusieurs de nos connaissances rester en arrière.

Pour suivre l’auteure, vous pouvez la retrouver sur :

Le Globe

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