Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Entrevue avec Marie Potvin, une auteure de chicklit incontournable

Publié le par Sonia Alain

Entrevue avec Marie Potvin, une auteure de chicklit incontournable

Par Sonia Alain, Le Globe

Le 21 octobre 2013

C’est en lisant « Le retour de Manon Lachance » que j’ai découvert Marie Potvin et le chicklit. D’emblée, son style d’écriture et son humour m’ont accrochée. Un vrai rayon de soleil…

Il était trois fois… Manon, Suzie, Flavie

De prime abord, ces trois histoires ont été publiées en format numérique par Numeriklivre (séparément). Voyant le succès de Marie Potvin auprès des lectrices du Québec et de la France, Les Éditions Goélette proposèrent à l’auteure de publier également ses romans en format papier. C’est ainsi que nait « Il était trois fois… Manon, Suzie, Flavie »; la fusion de « La naufragée urbaine », « Suzie et l’homme des bois », et « Le retour de Manon Lachance ». Un vrai régal!

Les histoires de Marie Potvin sont de véritables bouffées d’air frais, du bonbon pour les yeux et le cœur. Lorsque je lie l’un de ses romans, je sais d’avance que je vais passer de bons moments tout en humour et en romantisme.

Les personnages féminins de Marie Potvin sont souvent hauts en couleur et ne manquent pas de nous faire sourire par leurs réactions et leurs réflexions. Quant aux personnages masculins, ils sont, disons… très inspirants…

Manon

Manon devient l’heureuse propriétaire d’une maison. Toutefois, la demeure a besoin de sérieuses réparations. Pour effectuer le travail, deux hommes lui proposeront son aide. Il y a Patrick, l’Adonis et Martin, son ennemi de toujours. Pour Manon, rien ne fonctionnera comme prévu. La vie a parfois une façon bien à elle de tester le cœur des femmes.

Suzie

Suzie est une jeune femme qui cherche encore son identité. Sur un coup de tête, elle accepte de servir de cuisinière à un groupe de douze prisonniers en réinsertion pour un mois, en plein cœur de la forêt. Le problème, c’est qu’elle ignore dans quelle galère elle se lance en réalité. Une fois sur place, elle doit affronter non seulement tous ces hommes, mais également Sœur Simone, cette religieuse qui ne lui rend pas la vie facile. Mais surtout, il y a Frank Thibault.

Flavie

Que faire quand vous avez perdu toute confiance en vous et que votre vie n’est qu’une succession de mauvaises expériences? Difficile de se relever. Pourtant, Flavie décide un jour de reprendre son existence en main, de trouver un appartement bien à elle. Le problème, c’est que celui dans lequel elle vient d’aménager appartient à Mathieu Latour, un homme sarcastique. Tout l’opposé de son frère, Hugo, qui lui inspire la dévotion. Prise entre deux feux, Flavie tentera de départir le vrai du faux.

Voici un extrait

« -Suzie, tu me donnes un torticolis, vas-tu, oui ou non, sauter dans mes bras?

Je saute, c’est bien certain, quelle folle ne le ferait pas? Je suis même tombée gracieusement, exactement comme une fée.

-Tu en as mis du temps, dit-il en posant ses mains sur mes joues.

Ma voix est un murmure, comme si j’avais une peur bleue de gâcher l’instant.

-Ce n’était pas si simple, tu es un vrai menhir, tu sais.

-Toi, une entêtée.

Je vois mal les traits de son visage à contrejour, je dois incliner la tête pour qu’une branche feuillue serviable fasse obstacle aux rayons invasifs. Ah, le voilà, le regard intensément brillant qui m’intimide et me sécurise à la fois.»

Il était trois fois… Manon, Suzie, Flavie, Marie Potvin, Les Éditions Goélette, 2013

Entrevue

Qu’est-ce qui vous attire dans le chicklit?

Quelle belle question! En fait, le chicklit tel qu’on le nomme aujourd’hui rassemble plusieurs genres. Il y a autant de sortes de chicklits que d’auteurs qui en écrivent. De mon côté, ce qui me passionne, c’est la création d’intrigues amoureuses, de jouer avec les émotions, le tiraillement entre l’amour et la haine, la confiance et la méfiance, tous ces sentiments opposés qui, lorsque bien traités dans un roman, nous font vibrer. Je pourrais donc davantage dire que ce que j’écris, c’est de la romance. Sous forme parfois humoristique, mais la saveur « comique » n’est pas mon but premier.

Voyez-vous une différence entre le numérique et le roman papier?

C’est un immense privilège d’avoir le meilleur des deux mondes. Dans le numérique, c’est toute la francophonie qui est ciblée. Mes livres sont autant connus en Europe qu’au Québec, grâce à Numériklivres.

Dans le monde du papier, c’est un tout autre univers! Les Éditions Goélette font un travail extraordinaire. Étant spécialisés dans la grande distribution, j’ai la chance de voir mes romans dans le réseau entier du Québec. Pour « Il était trois fois… Manon, Suzie, Flavie », la couverture médiatique a été sensationnelle (Journal de Montréal et de Québec, Clin d’œil, Écho Vedettes, Radio-Canada, etc…).

Vraiment, vivre l’aventure dans les deux univers est un réel cadeau.

Comment choisissez-vous vos personnages masculins?

Beaux, grands, forts et implacables (rires)!!

Sérieusement, mes personnages, autant masculins que féminins, se façonnent naturellement pendant l’élaboration de l’histoire. Leur caractère, goûts, personnalité, leur passé, leur présent, tout ça, c’est la magie de l’écriture qui le fait.

Quels sont vos projets dans le futur?

Outre le tome 1 de « Les héros, ça s’trompe jamais » en version « papier » chez les Éditions Goélette, d’autres parutions sont déjà en branle pour novembre et l’hiver. L’aventurière des causes perdues », un suspens romantique paru chez Numériklivres, sera déployé en novembre prochain en version papier, et la même chose pour le tome 2 de « Les héros, ça s’trompe jamais » à l’hiver 2014.

Je suis présentement en écriture du tome 3 et j’ai quelques autres projets sur la planche.

Pour suivre l’auteure, vous pouvez la retrouver sur :

Autres livres publiés

  • Les héros, ça s’trompe jamais tome 1, Les Éditions Goélette, 2013
  • L’aventurière des causes perdues, Les Éditions Goélette, novembre 2013
  • Les héros, ça s’trompe jamais tome 2, Les Éditons Goélette, hiver 2014
  • Les héros, ça s’trompe jamais tome 3, Les Éditions Goélette, automne 2014

Le Globe

Commenter cet article